[Writing 101] Let social media inspire you (only in French)

(bon, j’ai pas *vraiment* respecter la consigne, mais ça me plaisait pas, ce sujet, et j’avais pas envie de le faire, d’façon)

C’est tragique, Arthur Rimbaud est mort et ils n’en ont même pas parlé à la télé ; je l’ai appris par Twitter. Comment ça, tout le monde était déjà au courant ? Ça fait 124 ans et tout le monde est DÉJÀ au courant ; les informations circulent vite, dîtes donc.

Bon, ok, c’est pas un scoop, Tutur est mort, amputé de la jambe, à Marseille. C’est triste pour lui. Mais au moins, il nous aura laissé de superbes poèmes ; et ça, c’est un peu le meilleur truc qu’il ait fait (du trafic d’armes, sérieux, Arthur ? Vilain garçon, va !).
J’aime beaucoup la poésie de de Rimbaud, mais bon, c’est pas Baudelaire (Charlie pour les intimes)(mais ce dernier a grandement influencé notre petit Tutur). Ce qui n’empêche pas que ces poèmes soient tous plus beaux les uns que les autres (sauf ceux qui ne le sont pas, comme dirait Monsieur de la Palisse).
Pour fêter (ou commémorer, plutôt ; on va pas faire la teuf genre « Youpi, il a crevé ! », non plus) la mort de Tutur, un petit poème de celui-ci. Ne sachant lequel choisir, j’ai jugé qu’il était mieux de prendre un des plus connus (sinon, j’allais passer quinze jours pour en choisir un)(et dans quinze jours, ça serait trop tard) et j’ai beaucoup hésité entre celui que je vais poster à la suite et « Le Dormeur du Val » (que j’adore, hein, mais c’est un peu celui qu’on retrouve le plus partout), donc ça sera :

Ma bohème

Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d’amours splendides j’ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
– Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
– Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur !

(oh, z’avez vu, le lien court du tweet est en « paill » comme Paillette ! C’est magique !)

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Semer des graines d'arc-en-ciel

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