#JeudiPoésie

Un vieux poème écrit en 2009/2010.

Circé, l’enchanteresse, face à toi,
Fait pâle figure.
Tes charmes et ta tournure
Suffisent à éclipser
La plus belle des filles de rois.
Nul besoin de philtres ou de potions
Pour déclencher la passion de mon coeur.

Et le chant des Sirènes
N’est que bruit et tapage
Quand ta voix égale celle de Melpomène.
Ulysse lui-même, n’aurait pu – ni voulu –
Se soustraire à cette musique fatale.
Une seule note chantée par toi
Me transporte au Paradis.

Tel Tantale aspirant après eau et pitance,
Je souffre de ne pouvoir goûter et tes lèvres, et ta peau.
Suppliciée par ce désir que je ne peux assouvir,
J’attends une délivrance que tu me refuses ;
Alors, jour après jour,
Je souffre en silence, tentant en vain
D’oublier ta présence, si près, trop près.

L’outre d’Eole à la ceinture,
JE tente de m’éloigner de toi.
De toi et de ton attraction irrésistible.
Mais la cordelette se desserre
Et Zéphyr s’échappe pour me ramener près de toi.
J’ai beau ramer à contresens,
Le courant est trop fort et je ne peux lutter.

Revenue à tes côtés, ma fée,
J’implore et te supplie de me laisser m’en aller.
Et si tu me refuses cette faveur,
Alors accepte d’être mienne
Car je ne pourrais survivre sans pouvoir t’enlacer.
Et bientôt, je le jure, tu seras à moi.
Pour nuit et pour toutes celles à venir.
Toi, mon insaisissable Artémis.

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Semer des graines d'arc-en-ciel

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